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14/04/2012

La monarchie se casse la gueule

 

La monarchie se casse la gueule

 

 

 

Pendant que les Espagnols serrent la ceinture au dernier cran, le 12 avril au petit matin, vers 5 heures, l'heure à laquelle un monarque doit dormir et non pas s'empinarder, Juan Carlos a chu dans un escalier... devinez où? Au Botswana! Où, à défaut de chasser Franco de son CV, il chassait prolétairement l'éléphant.

 

Sa Majesté a dû être opérée de la hanche, pour cause d'arthrose royale, les médecins ont préféré lui poser une prothèse en silicone. Son chirurgien, du nom de Villamor, aime follement, et vilement, son Juan Carlos de roi. Il assure que la monarchie sera de nouveau debout dans une semaine. Il souligne l'héroïsme du roi, qui a voyagé, afin de se faire opérer en Espagne, plus blanche que le Botswana, dans un avion "normal".

 

Toujours selon bon monsieur Villamor, le roi pourra recevoir des visites et "transmettre ainsi l'esprit de sacrifice". Soyons sérieux! Qu'il commence par sacrifier les 8 milliards qu'il reçoit annuellement des caisses de l'Etat. Si le roi a l'esprit de sacrifice, que dire des millions d'Espagnols, voués au chômage, à la précarité, ruinés par l'explosion de la bulle financière, victimes des coupes ("recortes") brutaux de leurs salaires, des milliers de jeunes diplômés contraints de quitter le pays? Ceux-là n'ont même plus les moyens de se déhancher dans les discothèques, le samedi soir...

Jean Ortiz

 

A por la III



http://youtu.be/Cvgivl2xNhs

Anniversaire de la II République espagnole

Aujourd'hui, il y a 81 ans, fut proclamée la IIe République espagnole. Des listes monarchistes furent battues aux élections municipales, et le roi Alphonse XIII quitta le pays. La République espagnole fut victime d'un coup d'Etat militaire qui portait en lui un plan prémédité d'extermination des piliers et des forces vives de cette République. Modérée au plan social, elle fut quand même insupportable aux grands propriétaires, à la banque, à l'église. En matière de culture, d'enseignement, de libération de la femme, le bilan des années de République, malgré les deux "années noires"(1934-1935), reste impressionnant. Aujourd'hui sont aux manettes nombre d'héritiers des génocidaires. Malgré les plus de 120 000 disparus républicains, enterrés dans des fosses communes, aucun responsable franquiste, ni civil, ni militaire, n'a été inquiété. Les enlèvements forcés sont assimilés à des crimes contre l'humanité, donc imprescriptibles. La loi d'impunité de 1977, défendue par le PSOE et le PP, protège encore l'impunité du franquisme, au mépris des lois et conventions internationales.

Se souvenir, c'est lutter pour l'avènement d'une troisième république en Espagne, sociale et fédérale. La monarchie est illégitime.