15/10/2013
A ta santé!!
A ta santé!!
A quoi bon être en bonne santé quand tout va mal? L'essentiel est que demain tout aille bien, que l'on rase enfin gratis pour le peuple. Pour cela, il faut malheureusement en passer avant par "du sang et des larmes". L' ectoplasmique président "Normal premier" fait ce qu'il faut pour que demain nous lui soyons reconnaissants d'avoir été plus hardi que la droite dans la "réforme" des retraites et d'avoir amené le Front national à nos portes (épouvantail commode qu'ont instrumentalisé et agitent les uns et les autres). A trop jouer avec le feu, aucun pompier n'y pourra bientôt plus rien. Il faut le bistouri social radical.
Je te parie Marcel que si l'on augmentait le SMIC, les retraites, les allocs, les bourses, de 20 ou 30% comme dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, si l'on relançait l'économie par la justice sociale, les investissements publics et les politiques publiques, le chômage deviendrait vite résiduel. Si l'on s'attaquait au "mur de l'argent", si l'on mettait les marchés à la raison, on trouverait ce qu'il faut pour la retraite à 55 ans pour tous. En Bolivie, le gouvernement l'a ramenée de 65 à 58 ans !! Dans un pays pauvre mais digne, souverain, juste...Si...Si...le Front national fondrait comme neige au soleil.
Bientôt François, on va puer des dents grâce (ou à cause) de toi. D'après le septième "baromètre santé d'Europe assistance", un Français sur 3 en 2013 a déjà renoncé à se soigner, surtout les dents, pour des raisons financières. Et voilà François le must des économies, la meilleure façon de lutter contre tous les trous...Renoncer à se soigner pour désendetter la Sécu. Il fallait y penser. Tu es grand François. Montre-moi tes dents, je te dirai si tu es riche ou pauvre! A ce rythme tu vas réussir à faire reculer l'espérance de vie en bonne santé!
Les tiens pourront toujours se payer les soins dentaires, capillaires, esthétiques, épidermiques, gastriques, flatulenciers, psychiques, idéologiques, péducuriens, siliconés...dans de magnifiques cliniques privées. Quand on a du blé, on ne compte pas.
François, "te tenemos entre dientes": nous sommes de plus en plus nombreux à avoir une et même plusieurs dents contre toi. Cela peut enfanter des monstres ou des grands mouvements sociaux si l'on fait ce qu'il faut, si l'on n'avance pas avec un pied sur l'embrayage et un sur les freins.
Jean Ortiz
20:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
Chevron-Texaco prend une veste historique
Chevron-Texaco prend une veste historique
Les multinationales pétrolières étatsuniennes Texaco et Chevron ont fusionné en 2001. Texaco, c'est une histoire de pillages et de coups tordus, comme toutes ses consœurs. Étroitement liée au pouvoir et à ses institutions, elle a pendant longtemps eu le monopole de la distribution de l'essence aux Etats-Unis.
Texaco a commencé à faire main basse sur le pétrole équatorien en 1964 et s'en est allée en 1992, laissant une partie de l'Amazonie équatorienne encore plus pauvre et ravagée. Elle y a déversé des millions de tonnes de rejets fluides, de liquides et produits toxiques, empoisonné les rivières, les sols, provoqué des pluies acides, la mort par cancers, saturnisme, de centaines d'indigènes...
La filiale vampire (Texaco Ecuador) du groupe n'a pas appliqué en Amazonie les "normes" appliquées ailleurs. Les Indiens étant traités, avant les révolutions d'aujourd'hui, comme des chiens, des sous-hommes, et leurs territoires comme des poubelles.
Après son retrait, la multinationale voyou a tenté d'acheter les autorités équatoriennes de l'époque, sans grand succès.
Jusqu'au jour où trente mille Indiens et paysans se sont regroupés en "Association de Victimes" et ont engagé (en 20003) un procès qui fera date. Et le pot de terre a gagné en 2011 et 2012. Texaco Chevron a tenté par tous les moyens d'échapper à sa condamnation par la justice équatorienne. La pieuvre a investi un milliard de dollars en avocats et expertises. Mais le verdict du tribunal a été et reste historique: il exige un dédommagement à hauteur de 19,2 milliards de dollars. Du jamais vu.
Les victimes voudraient consacrer cette somme à la réparation du désastre environnemental et social.
Mais voilà: Texaco-Chevron n'a plus de fonds en Equateur, se sait soutenue à Washington par de puissants lobbies, et ne veut pas payer. Les multinationales ne respectent les lois que lorsqu'elles leur servent. Texaco, hors la loi, fait pression auprès du gouvernement Obama et de ses amis, plutôt réceptifs. Au nom de la "libre-entreprise", bien entendu. A Quito, la révolution n'entend pas abdiquer. Elle a remis la politique AUX COMMANDES. En Hollandie, c'est Total qui commande.
Jean Ortiz
07:51 | Lien permanent | Commentaires (4)


