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05/02/2012

Rubalcaba: la gagne!

Le 38ième Congrès du PSOE vient de se terminer par l'élection de Rubalcaba comme secrétaire général (22 voix d'écart) face à la "rénovatrice" ex ministre de la défense Carme Chacon, qui portait, selon les médias, une ligne "plus à gauche". IL y a longtemps que le PSOE n'est plus ni "socialiste" ni "ouvrier" mais rallié majoritairement au "libéralisme", au "bipartisme" à l'américaine. L'aveuglement devient sidérant. Rubalcaba est le battu aux élections générales (par Rajoy), l'homme de la "continuité", de l'appareil, des "historiques"... Bref, ils n'ont rien compris à la gifle électorale, à la sanction par les couches populaires... et ils persévèrent. Ils veulent être les meilleurs gestionnaires du système capitaliste... sauf que nombreux sont ceux qui ont préféré l'original à la copie.

Je ne pense pas que "être femme", "jeune", "souriante", etc, comme le souligne la presse espagnole, suffisent à être "plus à gauche"... mais avec Rubalcaba sont assurés les pèlerinages à Davos, les génuflexions devant le FMI, les marchés, la Banque centrale européenne... Les médias estiment que "l'espace à la gauche du PSOE" s'est élargi...

Jean Ortiz

Avec Garzon, les crimes contre l'humanité ont un visage

Le procès Garzon se poursuit. Ce mauvais Garzon est jugé en ce moment pour "prévarication"... une faute professionnelle pour avoir accepté en 2008 les requêtes des familles de disparus, de torturés, d'enfants volés... afin de savoir enfin, d'obtenir justice et réparation. Depuis plusieurs jours , la défense du juge donne la parole aux rescapés de la terreur planifiée, aux familles des victimes des crimes contre l'humanité du franquisme.... Pour la première fois dans l'histoire, les cris des suppliciés résonnent dans les couloirs glacés de la "justice" espagnole, du sinistre "Tribunal Suprême". Moralement, Garzon et nous, les antifranquistes, les familles, avons déjà gagné... quel que soit le verdict. NON, nous n'avons pas été "tous coupables"... comme l'affirmait le titre sous lequel fut publié en Espagne le livre de l'historien médiatique français de référence: Bartolomé Bennassar, qui a versé dans le "révisionnisme", sur le tard et sur le 20ième siècle espagnol....Nous garderons son oeuvre, de haut niveau, sur d'autres époques historiques... Les grands témoins des associations de victimes et mémorielles ont démontré à la barre que OUI il y a bien eu un plan prémédité d'extermination, appliqué méthodiquement par les franquistes, pendant et après la Guerre. Le Tribunal voulait réduire au silence les martyrs, jeter un voile définitif de l'oubli sur les crimes imprescriptibles du franquisme, sur les origines "génocidaires" de la dictature: c'est loupé. Le Parti Populaire bave sur le thème: "arrêtons d'ouvrir de vielles blessures"... c'est que nombre d'héritiers voudraient faire oublier que papa, grandpapa, ont les mains tachées de sang, qu'ils s'en sont mis plein les poches en dépouillant des dizaines de milliers de familles républicaines, que le capitalisme espagnol a entassé des profits énormes et s'est développé sur le sang et la sueur des "vaincus". Et ils sont encore là, plus que jamais; comme disait ma tante Pilar: "ce sont les mêmes chiens; seuls les colliers ont changé".

Jean Ortiz, sinistré du rail de retour de Clermont-Ferrand où le Winnipeg a accosté devant des dizaines de courageux, malgré un froid polaire.