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09/04/2017

MMB : Macron-Macri-Bayrou (22 février 2017)

MMB : Macron-Macri-Bayrou

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Macron n’est pas la déclinaison latine de Macri, l’argenté président argentin. Les deux sont, ceux pendant, belles gueules, sympas, anciens de la haute finance, des juteuses affaires mais mon dieu, cela est plutôt rassurant. Ils n’auront pas la tentation de piquer dans les « qu’est-ce », dans l’argent public, d’embaucher femmes, amantes, voisines, fils, fille...

Les deux, jeunes carnes de la vieille recette ultralibérale, ont remisé leurs fringues habituelles, pour « faire peuple », et se présentent comme des « hommes nouveaux ». Ils disent au peuple « ce qu’il veut entendre ». Belle éthique politique ! Et les médias les gonflent comme des baudruches. Ils sont de purs produits marketing au service du capital. Mais c’est ainsi l’on amène les pauvres à voter pour les riches. Terrifiant. Sordide. Tragique. Pendant la campagne électorale, ils ont la morgue rentrée, le mépris en sourdine, le sourire de commande ; ils aiment tout le monde, fellahs et compagnons de Bigeard, spécialistes de corvées de bois et Yveton, notre camarade... Entre les peuples et leurs bourreaux, ils s’écrient : « je vous ai compris... ». N’est pas Grand Charles qui veut.

Macron, l’homme de Rothschild, devra s’expliquer sur le financement de sa campagne. Macri, lui, l’homme des « fonds vautours », impliqué dans les dissimulations d’argent au fin fond des paradis fiscaux, aime les enfants au point de leur donner un verre de lait par jour dans les écoles. L’un comme l’autre sont des marionnettes libérales, des bulles vides de vrai sens, mais iridescentes, séduisantes, trompeuses, pour nourrir et faire perdurer le système.

Et voici que François Bayrou monte sur cet attelage macromiconesque. Reconnaissons qu’il est plus « fût-fût » politiquement que Macreuse, moins creux, et sans doute moins ri pou que Fils de Lyon et que le jeune étalon qu’il a choisi. Chacun sait que la bulle Macron explosera en vol. Maintenant, il y a la bulle Macron-Bayrou : tout faire pour empêcher la gauche d’être au second tour. Si vous voyez passer une étrange montgolfière, libérale, laissez-la dériver un peu plus, vers la droite. Macron-Macri-Bayrou. Trois pour un. Le centre, étymologiquement, est « le lieu de nulle part ». Donc à droite. Le centre n’est que la feuille de vigne écornée de la droite, et pas autre chose. Heureusement qu’à Pau, il nous reste toujours le Jurançon !

HAMON EN AVAL : un frondeur qui a perdu sa fronde. (19 février 2017)

HAMON EN AVAL : un frondeur qui a perdu sa fronde.

 

Il suffit de lire, d’écouter, d’examiner son staff. Le sympathique Benoit Hamon cherche d’abord à sauver le parti socialiste. Il s’est recentré, après négociations avec la direction du PS. J’ai de nombreux amis impliqués dans le mouvement « Un mais pas trois ». L’aspiration unitaire, en bas, est forte. Oui, à l’unité ! Oui au rassemblement ! Mais non à l’instrumentalisation en sous-main !

 

Je ne crois pas que le PS soit radicalement différent de ce qu’il était en 1936, ou à la Libération. Le peuple lui a alors imposé un cap à gauche. Le rassemblement doit donc s’accompagner d’un rapport de forces afin d’imposer au « candidat du PS » Benoit Hamon, une rupture claire avec le social libéralisme, avec les traités européens, avec le bilan du quinquennat.

 

Le problème de la tête de liste ne saurait être séparé des enjeux de classe, du contenu du projet, de la construction d’une alternative de rupture. La faillite du PS, sanctionné par les électeurs de gauche : retrait de François Hollande, la défaite de Valls, ne peut pas sortir par la porte pour mieux rentrer par la fenêtre... On ne peut pas dire, « tournons la page, oublions, faisons table rase ; on prend les mêmes, ou leurs clones, et on recommence ». C’est pourtant ce que proposent implicitement des OGM de la politique, des partisans d’une candidature Hamon, parce qu’elle serait « plus efficace , plus rassembleuse » face aux nazillons. Pour cela, on bâillonne médiatiquement les communistes, on tire à boulets rouges sur Mélenchon, qui « injurie », « agresse », « divise »... Son charisme (pour être chef d’Etat, il faut en avoir), le dynamisme de la campagne de « la France insoumise », dérangent.

 

L’argument du « vote utile » contre le FN n’est aujourd’hui plus recevable. Il est plus qu’éculé : cela fait 20 ans qu’on nous le sert. C’est la politique du PS qui fait monter le Front National. Il faut donc rompre tout lien, toute aliénation avec le parti naufragé des naufrageurs, des fossoyeurs, et faire du neuf social. Lorsque nous examinons l’équipe de campagne de Benoit Hamon, on y trouve, par exemple, Sandra Laugier, à la tête du « laboratoire d’idées ». Nous l’avons vue à l’œuvre envers l’enseignement supérieur et la recherche. Elle a contribué à la mise en place de la LRU, de l’autonomie, de la marchandisation, de l’austérité, de l’évaluation, du classement... Alors, non merci ! D’autres collaborateurs sont des hollandistes notoires, ou des vallsistes qui ont choisi de rester au PS pour « récupérer la maison » après les élections. Cambadélis règne encore sur l’appareil.

 

Je me souviens également que lorsque Benoit Hamon était ministre de l’Education Nationale, il n’a pas brillé par ses relations avec la FSU. Il n’a repris aucune de nos propositions syndicales. Alors, oui au rassemblement ! Mais sans amnésie ni arrière-pensées.

 

Le gendre du roi Juan Carlos premier, et bof du nouveau, Felipe VI, dormira en Prison... s’il ne prend pas le large avant. (18 février 2017)

Le gendre du roi Juan Carlos premier, et bof du nouveau, Felipe VI, dormira en Prison... s’il ne prend pas le large avant.

 

L’infante Cristina de Bourbon ne dormira pas, elle, en prison. En dictature ou en « démocratie », les Bourbons s’en sortent toujours bien. Ouf ! Absolument ABSOUTE ! Moins de frais d’hiver. Une infante, sœur du roi, cela dort dans des draps de soi -payés par autrui- et odorants. Les « cárceles » (prisons) ne peuvent se les payer. Lorsqu’elles ont réglé le chauffage, la tambouille, il ne reste que les lèvres pour baver. Une monarchie doit tenir son rang. La prison, c’est un peu certes comme des « restaurants de l’âme », mais les cellules individuelles y sont rares. Imagine-t-on Doña Cristina partageant sa nouvelle demeure avec une pasionaria, militante républicaine andalouse des « sans terre » ? A se crêper les poils des dessous de bras. L’immaculée sainte Cristina croupissant dans une cellule trois étoiles ? Inconcevable. Il en faudrait au minimum cinq. Qu’ils tapissent et assainissent d’abord pour que cela ne sente plus la pisse. Et puis, les places sont chères et la liste d’attente longue. Priorité aux prioritaires, aux sans toit , aux SDF, la monarchie a du coeur. Les derniers y seront les premiers. Charité oblige. D’abord les « sudacas » (latinos), les migrants, les « chorizos » (petits délinquants), les militants victimes de la « loi bâillon », des syndicalistes, notre camarade Andrés Bodalo, un leader du SAT (Syndicat des travailleurs andalous), quelques Basques... La prison, c’est pour les gens biens, les gens de peu, les nécessiteux. Ils méritent des résidences aux petits oignons comme tout un chacun. De plus, les prisons aujourd’hui sont silencieuses ; on n’y entend plus crier comme jadis.

Au terme de huit mois d’un procès injuste, à charge, médiatisé par les « rouges », la belle fille de Juan Carlos premier a été innocentée dans « l’affaire de l’Institut NÓOS » par le Tribunal de las Palmas. Il y a eu comme un os. Son mari IÑAKI URDANGARRIN détournait depuis 11 ans des millions d’argent public , mais elle n’était au courant de rien. Pauvrine ! L’argent tombait du ciel. Ou des heures sup... Elle vient d’être innocentée par le Tribunal de Las Palmas. Une infante jugée par un palmipède. ABSOUTE avec bagages. On va même dit-on lui rembourser 400.000 euros déposés en caution. C’est quand même la première fois qu’un membre de la famille royale pose ses fesses comme n’importe quel justiciable sur les bancs peu confortables d’un tribunal. Et çà, c’est plutôt « cojonudo » (couillu) et encourageant.

Le mari de sainte Cristina, une célébrité sportive, mais ROTURIER, a écopé de six ans et trois mois de tôle, pas ondulée du tout, pour avoir, à travers son Institut bidon Nóos, pompé à Las Palmas, Valence Madrid, 6,2 millions d’euros de commissions, surfacturations, fausses factures... Son associé Diego Torres a écopé de 8 ans et six mois. Il y a roturier et roturier.

La famille royale a cherché pour le gendre ripoux une « prison tranquille ». Elle l’a trouvée à Badajoz (où les franquistes massacrèrent des centaines de républicains dans les arènes), près de la frontière portugaise, pour         que son altesse peu sereine puisse s’installer, y tisser, comme Pénélope, en attendant le retour du roturier. Dans l’adversité, la monarchie abandonne les réflexes de classe et sait se montrer « classe ».

L’ancien roi éléphantophobe, contraint d’abdiquer il y a deux ans et demi, pour corruption rappelons-le, a tenté de se rendre utile aux plus pauvres. L’avocat de l’associé d’Iñaki, Diego Torres, maître Manuel Gonzalez Peeters, a déclaré que «  rien ne se faisait sans l’autorisation et la bénédiction de la Maison Royale ». Alors ? Béni soit le roi. Il aurait même offert deux millions d’euros à Virgilia Lopez Negrete, avocate d’un groupuscule facho, « Mains propres », pour qu’elle retire la plainte déposée par ces nostalgiques du franquisme.

Le nouveau roi Felipe 6, clean, moderne, avenant, flanqué de la fort svelte reine Leticia Ortiz, a paraît-il entrepris de ravaler la façade, de nettoyer les écuries royales. Vaste programme. Lui il sent bon, il est vertueux...

On s’en tape le coquillard. Il est grand temps que cette monarchie illégitime, parasite, dégage !! Place à un processus constituant, à une République sociale, fédérale, plurinationale, participative...