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30/05/2012

Journal de campagne

journal de campagne

 

Je viens de montrer à Idron, lors d'une assemblée citoyenne, à partir de l'exemple latino-américain, comment le changement est possible, à condition d'en avoir la volonté politique "couillue"et de s'en donner les moyens.
C'était pour soutenir le candidat du Front de Guache (PG) contre l'OGM Bayrou. Dans cette circonscription se réalise un vrai travail de front, large, de terrain,  fraternel, au service d'un projet collectif en construction. Il y avait dans la salle la Fase, le PG, de simples citoyens, des enseignants, des syndicalistes, et quelques communistes.

Même démarche et même climat humain et politique, chaleureux et sans calculs, vendredi dernier à Parentis-en- Born (Landes), sur la nécessité d'une politique de classe, de rupture, d'élargissement et de structuration de la démarche, sans dissoudre les partis, mais au contraire en les revivifiant...
Enfin une alternative commence à se dessiner dans ce pays, enfin une espérance, enfin une réhabilitation de concepts, de valeurs, un temps relégués...
Quelle satisfaction pour notre générationn de militants communistes qui a mené ,et souvent perdu, tant de combats !! J'étais heureux.
Il serait criminel que cette espoir qui se lève soit verrouillé ou confisqué par des ambitions personnelles, carriéristes, des calculs boutiquiers pour préserver des pré-carrés, et que des plans de comm prennent le pas sur ce travail  d'édification collective, de rassemblement fraternel, confiant, de reconquête des électeurs populaires perdus, amers, déçus, repliés sur eux-mêmes ou sur des critères d'auto-défense, identitaires...
Je fais confiance  au peuple des militants, à mon parti, à Pierre Laurent, à son analyse fine, à sa capacité d'écoute, avec modestie et ouverture, et à nombre de militants rencontrés lors d'une soixantaine de rencondres (docus-débats..) depuis octobre, aux sensibilités parfois différentes, mais qui veulent tous en finir avec le capitalisme, cannibale, oppresseur, liberticide, aliénant...

La démarche Front de gauche doit s'ancrer, se prolonger, se structurer, s'élargir...Nous avons ici et là encore quelques contre-exemples que l'histoire et le mouvement populaire balayeronT.
Jean Ortiz

Chile: el aire puro se paga !!

Message de mon ami Carlos Poblete, communiste chilien

La qualité de l'air, cela se paye  !

Vert de colère !!


Aire, no te vendas.

 

 

El verso del rótulo " Aire, no te vendas," pertenece al conocido poema Oda al aire, de Pablo Neruda,publicado hace casi 60 años.

 

 
El vate se anticipó a la sociedad de mercado,y a la descomunal vorágine consumista que agobia y aliena al mundo del capitalismo más desenfrenado.El poeta lo advirtió.
 
La noticia dice que ahora todo visitante de un centro comercial que asista en su automóvil, deberá pagar por estacionar su vehículo en el recinto. También lo mismo sucederá si desea hacer uso de los servicios higiénicos.
 
Que el sistema y su modelo y sus ansias de continuar amasando ingentes fortunas está desatado no existe duda.Aquí en este pobre país esquilmado,sin soberanía llamado Chile, todo se cobra y todo se paga.Ya lo sabe el mundo : La educación,la salud,los servicios esenciales todos van a cuentas....
 
Vivimos en el país de la especulación en el que, como se ha dicho, todo tiene su precio y nada posee valor. Coincidentemente este es el país más privatizado del mundo,que ha irradiado su paradigmático mal ejemplo a otros.Privatizar es negar.
 
Al mundo de los negocios no ha escapado nada,la voracidad no tiene límites.La previsión,los deportes,el sistema de transportes,las artes,todo está en sus manos.La vida y la muerte son asuntos de negocio.
 
Visionario fue nuestro poeta nacional.Ninguna injusticia escapó a su denuncia bellamente dicha.En el mismo poema dice : " El agua se vendió.../ Vi la luz de la noche racionada.../ Aire,no te fíes de nadie. "
 
Es hora que los pueblos escuchen y sigan a sus poetas....
 
 
Carlos Poblete Avila 
Profesor de Estado
 
Chile,mayo 29 de 2012.
 

    

Venezuela: de nouvelles avancées révolutionnaires

 

En France, être solidaire de Chavez et de la "révolution bolivarienne" est mal vu à l'Université, dans les médias-chaussettes (en espagnol "medias", ce sont les bas de la femme), et y compris dans tous les partis de gauche, certes à des degrés différents... le PCF étant le plus réceptif.

 

Je suis solidaire du Venezuela bolivarien depuis longtemps... J'aime cette gauche vraiment de gauche, qui affronte les Etats-Unis, ces hommes courageux, tout ce que Mélenchon et le Front de Gauche ont enfin réveillé, réhabilité... Cela ne fait pas de moi un inconditionnel, mais, je crois, un internationaliste lucide. Lorsque Chavez noue des amitiés douteuses avec l'Iran, je ne peux l'accepter et je le dis... Mais je sais surtout que l'on considère en France que le soutien à Chavez "n'est pas rentable électoralement". Cela contribue à un affaiblissement de notre identité de révolutionnaires, et relève, à mes yeux de communiste, de l'errance politique.
 Le bombardement politique et médiatique anti-chaviste est tel qu'il tétanise des partis qui ne devraient pas l'être, et laisse de nombreux militants dubitatifs. Céder à l'idéologie dominante, quelles qu'en soient les raisons, n'a jamais conduit qu'à renoncer à changer le monde.
Chavez vient de proposer de donner "rang constitutionnel" aux "missions sociales" (programmes d'urgence sociale pour venir en aide aux pauvres, aux chômeurs, aux précaires, aux petits vendeurs des rues, aux jeunes mères, renforcer la politique de santé, d'éducation, gratuites...) Désormais, ces "missions", crées en 2003 pour répondre à l'urgence sociale, et qui devaient n'être que provisoires (pour contourner une administration héritée de l'ancien régime, corrompue), feront partie des administrations publiques et gagneront ainsi en durée, en cohérence, en efficacité...
Il faudra pour cela modifier l'article 141 de la Constitution. "Ce n'est pas une politique", disent certains... mais cela commence à lui ressembler.
Même l'opposition propose aujourd'hui une "loi de missions", après les avoir considérées
comme du gaspillage d'argent public. Aider les pauvres, eux qui se multiplient comme des lapins, quelle aberration économique et sociale! Pour la droite, il faut aider ceux qui vraiment le méritent : les "gagneurs".
En juin, le gouvernement vénézuélien coiffera toutes les "missions" d'une structure
 intégrale, fédérative : "Venezuela: à pleine vie".
L'opposition n'a qu'un seul but: battre Chavez par tous les moyens aux élections du 7 octobre 2012. Elle commence à pratiquer une dangereuse stratégie de la déstabilisation. Une telle provocation serait-elle possible sans le soutien des Etats-Unis? La campagne des présidentielles s'ouvre le 1er juillet. Chavez a créé notamment un compte Twiter pour mener directement la bataille des idées. Ce réseau social interactif implique trois millions de citoyens. Un des aspects, parmi beaucoup d'autres, de la "démocratie protagonique" inscrite dans la constitution du pays.

 

 

 

Jean Ortiz, universitaire.