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09/04/2017

Du macramé : Macron l’antisystème (11 janvier 2017)

Du macramé : Macron l’antisystème

Pour les chiens de garde, les nouveaux, les anciens, les qui aboient en fric majeur, en blé rots, l’opération est partie et doit rapporter gros ; les primaires, c’étaient les hors d’œuvre...
Justement l’opération consiste à faire d’un énarque propret, aux bonnes manières, un « anti-système » irréductible, impitoyable... 8888888888888888888888888888888888888888888 888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888(« Toudoulette », la chatte, a socialisé le clavier...).
 
Macron a tout du gauchiste qui approche de la quarantaine. Le système, il en a bavé: inspecteur des finances tout terrain puis deux ans de CDI à la banque d’affaires Rothschild, préposé au café et à la photocopieuse, et puis soudain ministre de l’égonomie, macrocéphale, charge tellement lourde et ingrate qu’il la quittât en août 2016, bien conseillé et managé pour un éventuel fauteuil de président. Toujours les affaires, celles des riches.
 
Dur au labeur, ce fils de milieux aisés, mais « de service public », ceux-là mêmes que l’on n’aime chez ces gens-là que dépecés. « En marche ! » a crié martialement le chef de la petite bande de pleins aux as, et les médias se sont chargés et se chargent du reste. Le groupe grossit, à chaque gonflette médiatique. Bref, les classes dominantes ont plusieurs fers au feu, mais aimeraient bien que Macron belle gueule détourne la colère populaire, en apparaissant comme un homme nouveau, alors qu’Aragon disait : « C’est avec les jeunes imbéciles qu’on fait les vieux c... ».
 
Derrière Macron, il y a là tout le macrocosme, pour lui, l’ancien du macramé. Il fait du travail et de la famille ses valeurs premières. Tiens, ça nous rappelle quelque chose... Il a recruté, payé sur ses sous, jure-t-il, une ribambelle de 400 experts. Il propose tellement peu, qu’à Fichous et à la Rochelle, on l’appelle « macreuse ». Mais avec Macron, nous avons au moins une garantie, il en a tellement plein les poches qu’il ne sera pas tenté de piquer ailleurs.

09/12/2016

Les idées mènent-elles le monde?

Les idées mènent-elles le monde ?

 

Trois jours de « salon littéraire » propret à Pau, un rendez-vous annuel, mal baptisé « Les idées mènent le monde », déclinant en 2016 le thème du progrès. Plus de 30 000 visiteurs, 5 000 de plus que l’an dernier selon les organisateurs. Une kyrielle d’invités, presque tous mondains, triés sur le volet du politiquement et culturellement correct, de l’entregent et de l’entre-soi... François Bayrou, tel Briarée, se démultiplie, accueillant tous azimuts les fringants auteurs bien fringués pour honorer la ville d’Henry IV ... et de François Bayrou.

D’aucuns pourraient s’en réjouir, mais...

 

Les idées mènent le monde... à condition qu’il y ait pluralisme et réelle confrontation ; sinon, le consensus conservateur, fût-il de qualité, préserve l’ordre cannibale du monde. Une chose est la pensée critique, une autre le ronron, le « star system », la mousse, même s’il arrive qu’ils soient de choix. « Le parisianisme des lettres » peut remplir des salles en province, mais ne saurait nourrir vraiment des réflexions alternatives. Une collection d’invités ne tient pas lieu de projet global. Quelles priorités ? Comment faire vivre et vibrer la culture tout au long de l’année ?

 

Incontestablement, Pau bouge, mais les objectifs prioritaires demeurent difficiles à cerner. Une politique culturelle efficiente se doit d’apporter la culture à ceux qui en sont le plus éloignés, à les impliquer. Le public déambulateur du « salon », à n’en pas douter, fréquente assidument les livres (ce qui, en passant, confirme que TF1 et compagnie prennent les gens pour des andouilles), mais dans sa majorité n’a plus 20 ans...

 

Une vraie politique culturelle doit aider et renforcer le tissu associatif, au demeurant bien vivant dans notre région, consolider les festivals existants, les théâtres locaux, les cinémas d’Art et d’Essais, multiplier les actions remarquables comme celles de Fayçal Karoui ; en bref, refuser un tape-à-l’œil facile et travailler en profondeur, œuvrer à la démocratisation de la culture de qualité, jour après jour.

 

Certes, les librairies de cru semblent satisfaites des ventes. Mais les porteurs et les acteurs locaux de culture dans tout ça ?

 

La démocratisation de la culture, pour progresser, exige d’autres chemins, multiples, et plus larges. Car n’oublions jamais qu’un homme cultivé en vaut deux ! Et surtout qu’un homme cultivé est d’abord un homme libre.

 

Jean Ortiz

22/11/2016

Pourquoi je voterai Mélenchon

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