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09/04/2017

Ainsi font, font, font les siphonneurs (3 février 2017)

Ainsi font, font, font les siphonneurs

Ainsi font font font les petites marionnettes médiatiques... Hamon irait siphonner Mélenchon... Il monte, il monte dans les sondages, le siphonneur, au détriment du siphonné (au sens respectueux du terme). Conclusion : ralliez-vous, rassemblez-vous, derrière la candidature Hamon, le mieux placé car il dépasse Mélenchon au douteux audimat politicard, et il est habitué aux synthèses.... Les synthèses, Mélenchon, il a connu, mais depuis l’homme a changé et il l’a prouvé.

Ne nous racontons pas de craques ; le PCF a raison : il faut voter « programme », additionner la gauche (de gauche) historique, ancienne ou de fraîche date : Mélenchon, la France Insoumise, le PG, le PCF, Benoît Hamon, les écolos de gauche, etc., cela peut être mistral gagnant.

Mais pour le citoyen de base, dans l’actuelle monarchie présidentielle, le nom et la personnalité du (de la) candidat (e), son charisme, sa sincérité, son parler vrai, ses idées (quand il y en a), priment sur le reste.

Soyons clairs : s’il s’agit de rejeter le bilan catastrophique d’un gouvernement « socialiste », de rompre avec une politique dévastatrice, le candidat à la présidence ne doit avoir aucun lien avec le parti socialiste. En effet, que ce bilan ait été sanctionné par les électeurs socialistes aux « primaires » nous réjouit. Mais que penseront les Français si une démarche de « majorité gouvernementale » nous amène à voter au deuxième tour des législatives pour des siphonneurs et/ou siphonneuses des valeurs de la gauche, telles Mmes Touraine, El Khomri... ?

Les communistes ont majoritairement décidé de mener campagne « pour Mélenchon », sans se dissoudre dans le « rassemblement ». Là n’est pas le risque, tant notre soutien est mesuré, précautionneux. Au-delà de la forte personnalité du candidat, Mélenchon est celui dont les propositions se rapprochent le plus des nôtres ; le plus radical, le plus novateur dans le contenu et dans la démarche...

Alors oui, pour oublier ce qui me gêne dans le passé récent de Hamon, oui pour « oublier », sans oublier, les maladies consubstantielles à la social démocratie, oui à une nouvelle majorité sur des contenus offensifs, sans ambiguïtés, sans concessions austéritaires, mais pas au prix de n’importe quel siphon tourbillonnant. Au diable les simagrées des siphonneurs siphonnés, et qui savent ce qu’ils font ! Mélenchon, comme l’a réitéré Pierre Laurent, est le mieux à même de « porter le drapeau » de la gauche de gauche.

On va s’ennuyer (29 janvier 2017)

On va s’ennuyer

 

Les primaires viennent de le démontrer : on n’ a plus besoin de partis ni de militants. La démocratie ne sert plus à rien. L’audimat l’a prouvé. L’audimat c’est « le temps de cerveau disponible... » pour transformer les citoyens en « Duponts la joie » bêlants. C’était bien du foutage de gueule, et de surcroît payant. La campagne est terminée. Fillon à droite était le meilleur, le plus vertueux. Il en a reçu le juste prix. Il ne manquait que Madame de Fontenay et son chapeau extravagant. On aurait dit l’élection d’un « Misster France ». Une mise en scène « à l’américaine », une dramatisation calculée, des conseillers en comm qui ont tout réglé, nivelé. Aucun vrai débat, aucune possibilité de réflexion. Tout dans l’image et les faux-semblants. Un zest de peopolisation pour accrocher le téléspectateur... et c’est gagné. L’audimat est bon donc nous sommes bons ! Quel mépris du peuple !

 

Des candidats se surveillant jusqu’à la moindre posture, calculant leurs mots, lisses comme des bulles de savon. Il ne manquait que les buzzers pour une bonne soirée Quiz. On a les champignons hallucinogènes que l’on peut. La politique enfin élevée au rang de « questions pour un champion ». On vote pour le champion, pas pour un programme. Macron caracole sans avoir exposé le sien. Les médias eux aussi ont voté : Macron, ou Macron, ou Macron. Cachez cette droite masquée qui cherche à ramasser la mise. Macron est un produit de consommation réact, de tête de gondole.

 

Nous avions écrit : les primaires laisseront un champ de ruines, éclaté, dégraderont la et le politique. Pourquoi avoir hésité ? Que rassembler aujourd’hui ?

Le PS qui entendait se refaire une santé est au bord de l’éclatement. Hollande et Valls ont gagné, ils voulaient la disparition du PS. Plus qu’un suicide, c’est donc un assassinat. Outre les tripatouillages, on a transformé une échéance capitale en mascarade télévisée. Revenons, vite, vite, au terrain, à la question sociale, aux fondamentaux, à la dynamique d’une campagne communiste donc rassembleuse, avec Mélenchon, qui trace, qui a une longueur d’avance, qui mobilise, qui en appelle à une rupture avec le système actuel. On a tellement perdu de temps, que nous avons du mal à faire entendre notre voix. Pour les classes dominantes, c’est clair, tout est acceptable, sauf ce qu’ils appellent « l’extrême-gauche » : les communistes et Mélenchon, la gauche dont les racines plongent dans l’histoire des luttes de classe de notre pays, dans les résistances, les acquis sociaux, la gauche communarde, rouge cerise, sociale, celle qui empêche de dormir ceux qui s’enrichissent en dormant.

L’Odyssée racontée aux jeunes d’aujourd’hui (28 janvier 2017)

L’Odyssée racontée aux jeunes d’aujourd’hui

 

C’est l’une des plus belles odyssées, l’une des plus grandes histoires d’amour de la mite au logis, de la littérature des deux mondes, et rien ni personne n’a le droit d’y toucher. En attendant le retour de son guerrier chéri, Paix (née Mme Lope, épouse d’Ulysse), écrivait tout le temps, comme d’autres auraient tissé ou magouillé des chiffres.

 

La nuit, elle effaçait ce qu’elle avait écrit le jour, afin d’éviter un nouveau comptage, ou un éventuel mariage, et attendre la réapparition de son Ulysse cher-i. Oui, elle a beaucoup écrit, dans la discrétion totale, interlope, sous le pseudo « ith@que ». Elle était à la peine la pauvrette dans sa jupette. Mais elle croyait en lui. Dur comme fil de tissage.

 

20 ans durant elle a tant attendu, tant restée dans l’ombre du Château de son Ulysse si lisse, qu’elle commença à se rider. Jadis, ils, elle et l’autre, ils s’y rendaient pour s’aimer tous les dimanches, d’un jet de diligence. Mais le roi de l’île dut un jour partir combattre au Mali et en Syrie, comme tout un chacun. Le patriotisme dut s’imposer à l’amour. Elle attendra, pauvrine. La patience est une vertu révolutionnaire.

 

Après avoir compté et recompté les convocations de ses adversaires, tout autant vertueux, tripe à tout âge, Ulysse partit la fleur à la baille honnête. Après tout, qu’importe de savoir additionner lorsque les oracles ont déjà désigné le vin du coeur. Mât Crhon, au programme aussi danse qu’un vol de macreuses. Pourquoi voter si les jeux sont faits ? Ni de droite ni de gauche, l’ami d’Ulysse est un hybride, un OGM, une droite ripolinée (ripoulinée ?), celle des faux « complexés », de tous ceux qui souhaiteraient devenir milliardaires et qui feignent de ne pas oser.

 

Pendant ce temps, la très sainte Paix écrivait, inter minablement. Le stratagème du travail des faits la nuit, fut découvert et Mme Paix (née Lope) condamnée à un nouveau mariage, plus médiatique. C’est alors qu’apparut un vieillard cannu, longs cheveux crasseux, aux allures de mendiant en guenilles, primaire au possible. A fin de cacher son rang et sa vertu, le roi s’était travesti. Plein de vertu, il enjamba gauchement les ruines libérales, les rats semblaient s’y plaire, et notre Ulysse alla vers sa Dulcinée (contre-sens). A la belle son sang ne fit qu’un tour. Vingt dieux ! Mes damnés ! Mais c’est mon Ulysse si lisse aimé. Elle reconnut sur le chant Ulysse l’adoré, celui pour qui elle avait tant écrit et désécrit, tant œuvré. Tant tissé de rêves.

 

Et ils s’aimèrent comme des oies (racine grecque) jusqu’à ce que mort s’en suive. Ils chinèrent tant étang. C’était le jour où commençait « l’année du coq », animal fier et discret, bien connu des poules aïl-lées. Sur son île, le coq côtier jura qu’on ne l’y reprendrai plus, que sous les Odyssées se cachent souvent des gros lézards.

 

Que le lecteur pardonne mes trous noirs. J’ai étudié l’Odyssée au collège (CEG) du village, il y a fort de temps, avec un professeur que j’adorais, et qui se suicida. Par amour ? Revient Ulysse, j’ai (on a) les mêmes à la maison. Le jour où les macreuses voleront... Ils nous prennent vraiment pour des couillons. Alors debout ! Prenons notre colère par les deux bouts et attisons là ! J’ai parfois l’impression que nous avons peur d’exister. Soyons communistes. N’attendons le retour d’aucun Ulysse.